Gaby a écrit:Bonjour,
Ce projet de navette fluviale n'est pas porté pour des raisons si mystérieuses, c'est un type de projet qui permet de mettre en valeur des lieux donnés sans qu'il n'y ait d'investissement massif dans une quelconque infrastructure : le canal est déjà construit, l'eau y coule et les navires qui seraient utilisés ne sont pas une technologie de pointe ni révolutionnaire. Or on parle d'une zone en cours de réaménagement.
Je pense que j’enfonce des portes ouvertes ; mais bon, tant qu’à enfoncer le clou… Il faudrait prévenir nos élus qu’un aspirateur ne sert pas à aspirer, il sert à retirer la poussière. L’aspirateur n’est qu’une solution pour résoudre le problème de l’empoussiérage. Le jour où on découvre une nouvelle solution plus efficace, on abandonnera l’aspirateur.
De même, dans les transports comme ailleurs, il faut raisonner dans ce sens : quel est le problème ? et quelles solutions semblent les plus efficaces pour le résoudre ?

(document publié par la FNAUT)
À l’inverse, une solution doit, pour justifier sa pertinence, être parmi les solutions les plus efficaces pour résoudre un problème donné. Et, le problème de la navette fluviale du canal de l’Ourcq, c’est que, comme la plupart des objets bizarres qui semblent destiner à bider (coucou Aramis, Urbanloop, Translohr, Aptis…), ça ressemble plutôt à la solution qui cherche son propre problème !
Je ne doute pas un instant de la faisabilité technique d’une telle navette. Mais pour quoi faire ? Quels sont les problèmes pour lesquels cette solution serait pertinente ? La ligne 5 et le bus 147 (bientôt le Tzen 3) sont beaucoup plus rapides et fréquents. Le maillage et la desserte supplémentaires sont presque néant.
Gaby a écrit:Aussi, l'engouement du public francilien pour des moyens de transport qu'ils ne verraient que dans les Alpes ou à Venise participe à mon avis au fait qu'il y ait des élus locaux qui y voient une bonne idée.
Il faudrait leur rappeler que le câble C1 a été une solution pertinente uniquement grâce à une combinaison assez unique de facteurs (nombreux obstacles à traverser + tracé déjà libre (réserves pour un contournement autoroutier) + fréquentation attendue plutôt modeste)…
Gaby a écrit:Pas de doute pour ma part concernant le fait que certains se tenteraient à des rendez-vous entre amoureux (quoique la vue sur certaines friches industrielles n'est sans doute pas très glamour...).
Il y a déjà des opérateurs touristiques privés qui tournent sur cette section du canal de l’Ourcq, dans des conditions probablement plus adaptées… bon probablement plus cher qu’un titre de transport public subventionné, certes.
Gaby a écrit:Pourtant les TCSP sont typiquement des projets pertinents pour la mise en valeur d'un milieu urbain.
En fait, j’ai limite l’impression que ce projet de navette fluviale sert à compenser l’embourbement progressif du projet du Tzen 3, comme une sorte d’ersatz désespéré…