phebus-171 a écrit:Le fameux APVU "402" provenait de ? et son n° de parc = ? On avait déjà évoqué son cas il y a qqs temps déjà, sans savoir d' où il proviendrait. il y a eu des 402 "hauts" à Lens, Nancy et Angers* (je crois), Stavo et Perrier(78),... mais c' était une version assez peu répandue, je pense.
* Angers : Delmas avait aussi des 402 APU "bas"
Pour Angers, les Transports A. Démas (et non pas Delmas) était une petite entreprise qui avait repris les cars Siroux. Elle exploitait à ses risques et périls, donc sans subvention, une ligne suburbaine entre la gare d'Angers St-Laud et Montreuil-Belfroy à environ 10 km, via la rue du Haras, le bd Foch, la place du Pélican, la gare St-Serge, l'hôpital, la place Bichon et Avrillé par la RN 162. Un ou deux services allaient jusqu'à Juigné-Béné. La desserte était intermittente (environ 11 départs). Il y eut aussi une antenne pour desservir le Bois-du-Roy à Avrillé.
Les autres activités étaient le tourisme, les transports de groupes, des services scolaires et des services d'usine.
Le parc, surtout dans les années 60, était principalement composé de Chausson, autocars (les plus nombreux) et autobus. Il y a eu beaucoup de matériel d'occasion et des transformations.
Pour ne considérer que les autobus, il y a eu effectivement, vers ou avant 1960 :
- 1 Chausson urbain à avant et arrière plats, pavillon bas, sans capot de ligne, en 402 c'est certain, il me semble qu'il était immatriculé en EZ 49 ;
- 1 Chausson urbain à avant plat et arrière bombé, sans doute à pavillon bas, probablement en 402 (?), il avait un capot de ligne. Il était équipé d'une cabine de receveur à l'arrière (a-t'elle seulement été utilisée ? Démas a employé une receveuse, mais en 1962, mon plus ancien souvenir, le service était à un seul agent).
- 1 Renault R4000 (R4191 ?) mi-urbain, mi-car de ligne : il avait une porte avant pliante à 3 panneaux, mais seulement une porte battante à l'arrière. En revanche il était muni d'un capot de ligne. Il ressemblait aux Renault RATP de la ligne de St-Germain-en-Laye, en même disposition, mais dont le capot de ligne était différent (plus petit) du modèle standard qui, si je ne me trompe pas, équipait le bus de Démas. Je me suis demandé s'il ne s'agissait pas d'un ex-RATP : même configuration, mais il y a la différence de capot de ligne, bien que sur une photo (assez mauvaise et trop petite) ce capot puisse, à la rigueur, être semblable aux R4191 RATP.
La livrée était de deux tons : vert moyen du toit jusqu'au bas des fenêtres, beige en dessous.
Côté autocars il y a eu des Chausson à nez de cochon et des Chausson à avant plat et, bien sûr, arrière bombé. Ils dataient sans doute de l'époque des Transports Siroux (un américain qui avant la 2e guerre avait créé la ligne de Montreuil avec une grosse voiture assez rudimentaire à 3 essieux, et donc six roues !).
En autobus il y a aussi eu des Latil (2 ?), mais sans capot saillant.
Par la suite, les Transports Démas, faute de moyens ont surtout acheté du matériel d'occasion, il arrivait qu'avec deux bus on en fasse un seul en récupérant les meilleurs morceaux de chacun. M. Démas était auparavant garagiste.
Pour rester en Chausson, il y a eu 3 SC4, donc à pavillon haut, sans capot de ligne, rachetés dans la région parisienne (probablement immatriculés en 1977, avant la création des départements 91 à 95). Ils étaient à leur arrivée en livrée beige claire avec une bande bordeaux sous les fenêtres. La livrée Démas devint alors beige avec une bande verte, très proche de celle des VFD de l'Isère.
Parmi ces 3 SC4 il y avait une disposition en 402, probablement, et peut-être aussi en 422, mais mes souvenirs sont flous. Éventuellement une dispo 442, sans en être sûr.
Dans ce lot de SC4 il y avait aussi un avion, un petit monomoteur avec aile haute, pas vraiment un engin de tourisme, qui stationna longtemps quai Félix Faure, sur l'actuelle voie des berges.
Il y eut aussi un Chausson racheté au réseau suburbain de Bordeaux (livrée d'origine crème et vert très foncé). Il avait un avant plat, un arrière bombé, un pavillon bas, un capot de ligne. Il était en disposition 222. Il paraissait bien fatigué et n'était pas utilisé sur la ligne de Montreuil.
Parmi les autres matériels urbains, il y eut :
- un Saviem S105 acheté neuf (immatriculation 49 KY 49) qui, notamment, fut prêté ou loué pour essais par le réseau de Poitiers ;
- probablement un autre S105, identique, mais peut-être d'occasion ;
- 3 Saviem R4231 rachetés au réseau de Nancy, avec capot de ligne à l'avant et sans doute à l'arrière, girouette latérale au dessus de l'ancienne cabine de receveur qui avait été déposée, disposition 433. L'ancien n° 54 de Nancy en faisait partie, si je ne me trompe pas. Ils étaient équipés au droit des portes AV et AR d'un cadre lumineux, sous les fenêtres, indiquant par une flêche la porte d'entrée, ce qui les rendait aptes à un service à 1 ou 2 agents. Ces cadres restèrent en place mais ne servaient à rien, l'exploitation de la ligne Démas étant à un seul agent. Un 4e bus semblable, laissé en livrée d'origine gris et bleu, resta longtemps sur le parking d'un vendeur d'occasions (poids lourds et engins de travaux publics). On peut supposer que Démas avait acheté un lot de 4 bus mais, n'en ayant besoin que de 3, avait mis en vente le 4e, mais je ne suis sûr de rien.
- plusieurs SC2 de Bordeaux (peut-être 2, mais ce n'est qu'une supposition). Disposition 033, capot de ligne à l'avant et à l'arrière.
- un Brossel de type BL 55, sa girouette latérale laissait entrevoir une destination qui aurait pu être HENIN ou quelque chose comme ça. Donc provenance probable du Pas-de-Calais, à Henin, mais quel transporteur ?
- des Saviem S45 (?) ou S105M (?) aménagés en autobus (à moins qu'il ne s'agisse de S105M C044), probablement 3 unités, des Transports Granger dans la Loire (ligne CR St-Étienne — St-Chamond — Rive-de-Gier). Leur arrière était celui d'un S45, l'avant celui d'un S105, petites baies et voussoirs en tôle, configuration 044. Ils étaient équipés de sièges plus confortables que les modèles urbains. Je crois me souvenir qu'il y avait parmi eux l'ex n° 101 de Granger.
Par ailleurs, toujours à Montreuil-Belfroy, à 9 km d'Angers, aujourd'hui Montreuil-Juigné, il y a eu une usine des Tréfileries et Laminoirs du Havre, devenus ensuite Tréfimétaux, puis Cégédur. Son effectif vers 1970 était de 1 500 personnes environ, aujourd'hui il n'y a quasiment plus rien. Cette usine faisait au moins les 2x8, peut-être les 3x8 et allait chercher son personnel assez loin. Elle possédait 3 Chausson de type urbain et en aménagement urbain, avec beaucoup de places debout :
- 1 bus à avant plat et arrière bombé, en disposition 202, très probablement à pavillon bas ;
- 2 bus à avant et arrière plats. De ces deux modèles, attention, mes souvenirs sont très flous, l'un était peut-être en dispo 402 et l'autre en 422 (voire 442 ?). Il est bien possible que leur pavillon fût haut. L'un d'eux avait un capot de ligne.
Tous les 3 étaient de couleur verte, d'un seul ton assez moyen. Les girouettes et les plaques indiquaient « SERVICE D'USINE ».
Il y eut aussi un Citroën, genre 60DIP, sans doute à 2 portes, vert lui aussi.
Par la suite, dans les années 80, le ou les bus étaient des Saviem S45, en fait des autocars.
Pour terminer, une champignonnière à Beaufort-en-Vallée faisait le ramassage de son personnel depuis Angers (± 30 km) avec un Chausson à avant plat et peut-être en dispo 202, voire 402, mais c'est très, très vague.
Pour les Transports Démas, voir l'article de Bernard BRETEAU dans le n° 45 de Charges Utiles, de septembre 1996, pages 54 à 59, 18 photos en noir et en couleurs.
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P.-S. : en 1969, à St-Étienne, j'avais vu que les Transports Granger exploitaient la ligne de St-Chamond — Rive-de-Gier avec des Chausson à arrière plat et à 2 agents, sans doute des SC4 mais je ne suis pas sûr de la hauteur du pavillon, en livrée gris-rouge-gris. Leur dispo ? Au moins 402 mais peut-être y avait-il une porte centrale ? Je ne sais plus. Les S105 (ou S45) étaient déjà là, en livrée crème et rouge, à un seul agent, avec deux portes (AV et ML).